En ce jour de reprise, après la traditionnelle « trêve des confiseurs », permettez-moi de partager avec vous mon analyse de l’année 2018 et de vous adresser mes meilleurs vœux pour une année 2019 pleine de bonheur, de réussite et de santé, à partager avec vos familles et les gens qui vous sont chers.

Comme 2017, l’année 2018 n’aura pas été de tout repos.

2018 a continué à concentrer les individualismes, s’éloignant de l’intérêt général au profit des intérêts personnels.

L’évolution de notre société, la situation de notre pays, de nos territoires et de nos institutions, le communautarisme, le retour du lobbyisme, la fiscalité et le pouvoir d’achat, mais aussi la crainte du terrorisme à nos portes… tout cela n’est pas étranger à cet état de fait.

Dans la difficulté, chacun pense d’abord à soi, à défendre son pré carré, sa famille, ses amis, ses ambitions, son patrimoine, avant de penser aux autres et à réfléchir sur un mode collectif.

Cela est profondément humain, quoi qu’on en dise.

L’actualité nous a montré que cette crise de l’intérêt général qui bouillonne, dénuée d’écoute collective et de partage des réflexions, de recherche d’idées nouvelles, de confrontation des opinions, de respect des autres, peut parfois générer de la colère, voire même aboutir à de la violence.

Devant l’absence de réponse aux problèmes quotidiens, devant la confiscation du débat par certains, face aux craintes et aux soucis, la tentation de tout renverser, de tout bouleverser, de tout « dégager » est alors particulièrement présente.

La fin d’année 2018, ponctuée par la crise des « Gilets Jaunes », est encore la démonstration flagrante de cette envie de « dégagisme » qui empreint notre monde contemporain depuis plusieurs années.

En effet,  une fois cette colère libérée, tous les sujets y passent… partie souvent de sujets des plus légitimes, comme récemment le pouvoir d’achat, l’overdose fiscale ou le prix du carburant, cette grogne embarque avec elle des sujets parfois saugrenus et déconnectés du quotidien, remettant carrément en cause les valeurs et les fondements de notre République, ainsi que ceux qui les incarnent.

Mais après cela, quelles solutions ?

Le « dégagisme » n’est pas une réponse, car il ne prévoit pas de solution de remplacement… seulement l’envie de congédier, de virer, de limoger ceux qui sont jugés responsables de la situation, laissant place au vide.

Un responsable politique belge, après 482 jours de vacance du pouvoir dans son pays, a ainsi tenté une définition du « dégagisme  » comme étant de « dire à celui qui a le pouvoir de partir sans dire qu’il y a mieux, sans vouloir être à sa place. Simplement dire « dégage » et assumer le risque du vide, contempler ce vide, voir ce qui se passe avec ce vide ».

En France, en 2017, l’arrivée au pouvoir du nouveau Président de la République et de sa majorité parlementaire trouvait également son fondement dans cette idée de « dégagisme » des responsables politiques habituellement en place.

Damon Mayaffre, universitaire français spécialiste de l’analyse du discours politique, décrit parfaitement les choses en écrivant que le « macronisme électoral est une version polie et républicaine du dégagisme ambiant qui marque la France sinon le monde contemporain » .

Où que ce soit, depuis le printemps arabe de 2011, en passant par la Belgique ou la France, force est de constater que le résultat n’est finalement pas à la hauteur des attentes…

Je reste donc profondément convaincu que l’écoute du terrain par les décideurs et la compréhension des enjeux collectifs par chacun, au quotidien, dans un souci de construction commune, est la seule clé.

A tous les niveaux, l’intérêt général doit toujours être prépondérant sur les intérêts particuliers, mais l’intérêt général doit aussi prendre en compte les intérêts particuliers de chacun.

Pour celle nouvelle année, je formule donc le vœu de retrouver cette subtile alchimie.

Politiquement, je nous souhaite de retrouver la sérénité du débat d’idées, la liberté de nos opinions et surtout le respect mutuel dû à chacun, sans sectarisme ou confiscation par certains, dans la construction commune et non dans l’individualisme.

Professionnellement, je souhaite que chacun puisse être reconnu à la hauteur de ses compétences et de son travail.

Sportivement, je souhaite que chacun puisse célébrer le plaisir et les résultats de son engagement.

Personnellement, enfin, je nous souhaite à tous une année 2019 pleine de bonheur, de réussite et de santé, proche de nos familles et des gens qui nous sont chers.

« Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage » – Périclès

Très belle année 2019 à tous.

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