Les Français ont tranché.

Aujourd’hui, le moment n’est pas aux tergiversations, aux atermoiements, aux hésitations, mais à la responsabilité.

La responsabilité vis-à-vis de notre pays, de nos concitoyens, de nos enfants, mais aussi de nos territoires.

Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, il faudra ensuite en tirer véritablement les leçons, au niveau national comme au niveau local.

Les Français ont tranché.

Aucun des grands partis politiques dits « de gouvernement » n’est qualifié aux yeux des électeurs pour présider au destin français.

Après une campagne faite d’affaires et de petites phrases, la sanction des urnes est sans appel.

La forme l’a emporté sur le fond, au détriment de l’intérêt général.

Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, ma famille politique, les valeurs qui m’animent, ne seront pas représentées au second tour de l’élection présidentielle.

Une nouvelle fois, nous avons perdu l’imperdable, alors que l’alternance nous tendait les bras.

Beaucoup d’électeurs sont aujourd’hui orphelins, déboussolés. C’est un formidable gâchis.

Désormais, dans 10 jours, chacun fera son choix, en conscience.

Pour ma part, comme je l’ai toujours fait, je m’opposerai au nationalisme d’extrême-droite, à l’intolérance et à l’escroquerie intellectuelle de l’entreprise Le Pen.

Il n’y a pas de temps pour les tergiversations d’arrière-cour, pour les atermoiements et autres hésitations : il faut évidemment empêcher la candidate du Front National d’accéder à la Présidence de la République.

L’abstention et le vote blanc ayant toujours profité au FN, en ne faisant qu’augmenter mathématiquement son score (puisque non comptabilisés dans les suffrages exprimés), je voterai donc pour Emmanuel MACRON, le 7 mai prochain.

Faire barrage au FN n’est pas une option, c’est une obligation. Seul l’intérêt supérieur de notre pays doit nous animer.

Recomposition.

Voilà un mot très à la mode depuis dimanche soir.

Mais ne nous y trompons pas : c’est à une « recomposition » de la Gauche et du Centre-Gauche que nous avons affaire.

La Droite et le Centre, quant à eux, payent la facture de pratiques politiques dont la majorité des Français ne veut plus.

Notre responsabilité pour les élections législatives à venir est donc lourde : il faudra donner un gouvernement à la France, un gouvernement capable d’empêcher 5 années supplémentaires d’errements et d’immobilisme.

En Haute-Saône, la candidate nationaliste écrase littéralement ses concurrents. C’est une nouvelle défaite pour notre camp et cela devient réellement mortifère pour notre département.

Dans un territoire rural comme le nôtre, où la solidarité, la cohésion et l’innovation sont inscris dans notre ADN, l’extrême droite atteint des sommets.

La Haute-Saône est une terre enclavée et elle adoube un parti politique qui prône le repli sur soi…. Cela s’apparente clairement à une double peine pour notre territoire.

La faute n’en revient évidemment pas aux électeurs.

Localement, notre famille politique doit donc se remettre en question. Les divisions, les états d’âmes, les manœuvres égocentrées, les manigances de coulisses continueront de produire les mêmes effets. Mettre au second plan l’intérêt général, cela suffit !

Désormais, nous ne devons plus nous tromper d’enjeu.

La Haute-Saône doit être en mesure d’apporter sa pierre dans la construction d’une majorité de la Droite et du Centre à l’Assemblée Nationale.

Il nous incombe, individuellement et collectivement, d’en convaincre les électeurs.

Pour cela, je continuerais de m’engager, de mobiliser, pour que ce soit les Hauts-Saônoises et les Hauts-Saônois qui gagnent.

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