Face à un endettement conséquent, à la baisse massive des dotations, à des transferts de compétences non compensés, à la hausse inéluctable des charges de fonctionnement, beaucoup de collectivités locales n’ont souvent pas d’autre choix que d’avoir recours à la hausse de la fiscalité.

Depuis 2008, à Luxeuil-les-Bains, une autre méthode a été choisie : la gestion sérieuse et maîtrisée de la dépense publique, la recherche systématique d’économies, comme chacun le fait dans son propre foyer, pour désendetter la Ville et ouvrir de nouvelles perspectives d’investissements, sans hausse d’impôts.

En 2008, quoi que certains en disent, la situation financière de la Ville de Luxeuil-les-Bains n’était pas florissante : un endettement de 18,1 millions d’euros (dont 2,5 millions d’euros de ligne de trésorerie), des factures importantes en délicatesse de paiement au CCAS, des impayés auprès de la Communauté de Communes (500.000,00 €) et des grands projets d’investissements engagés qui supposaient un endettement supplémentaire.

En parallèle de cela, dès l’élection de notre équipe, nous apprenions que les recettes des jeux du Casino (source de taxes pour les communes casinotières) étaient en baisse et que les résultats du dernier recensement indiquaient une baisse de population de près de 1000 habitants, impactant mécaniquement les dotations d’État à la baisse.

Avec une fiscalité déjà forte, les habitants de Luxeuil-les-Bains ne peuvent accepter qu’on augmente encore leurs impôts.

Pour cette raison, nous nous étions engagés à ne pas augmenter encore la fiscalité municipale.

L’alternative résidait donc dans une gestion rigoureuse, précise et quotidienne de nos dépenses, de manière à réaliser des économies de fonctionnement et des investissements en phase avec nos possibilités.

En 2008, l’histoire ne disait pourtant pas que l’État baisserait également ses dotations aux collectivités locales de manière drastique. Aujourd’hui, toutes baisses successives cumulées, cette coupe sombre dans le budget communal représente 450 000,00 € par an. En 2017, cette baisse annoncée serait encore de 115 000,00 €

L’histoire ne disait pas non plus que l’État transfèrerait de nouvelles compétences aux communes, sans aucune compensation financière, obligeant la collectivité municipale à puiser dans ses finances pour conserver le service aux habitants. C’est notamment le cas avec l’instruction des permis de construire, suite à la récente loi ALUR, par exemple.

Naturellement, comme il se doit, toutes les charges de fonctionnement avaient également vocation à augmenter : eau, gaz, électricité, salaires des fonctionnaires… Comme dans chaque foyer, chaque année voit son lot d’augmentation.

La méthode « luxovienne », exempte d’impôts supplémentaires, tout en conservant un niveau d’investissement raisonnable, nécessite donc une rigueur absolue, une recherche systématique de pistes d’économies et de subventions.

Ce fut ainsi le cas de la renégociation de chacun des contrats, comme les photocopieurs, les téléphones, l’accès internet, les déplacements, les assurances… C’est également le cas de la recherche d’économies d’énergie, par une meilleure optimisation du chauffage, de la consommation électrique ou de l’eau, ou par des investissements permettant d’économiser ces énergies (isolation, éclairage public basse consommation…).

Chaque dépense est ainsi scrutée, étudiée et pesée avant d’être validée. Aucune ligne budgétaire n’est épargnée, à commencer par les charges de personnel, qui est naturellement la plus conséquente, ou les subventions aux associations.

Résultat, les frais de fonctionnement sont aujourd’hui maitrisés, permettant de dégager des marges de manœuvre pour investir, mais aussi pour désendetter la Ville chaque année.

Pour exemple, durant les deux dernières années, ce sont ainsi 156 240,00 € qui ont été économisés sur le budget du gaz et de l’électricité.

En 2017, le capital de la dette devrait passer sous la barre des 10 millions d’euros, alors que nos investissements représenteront encore près de 2 millions d’euros, sans augmenter les impôts municipaux.

C’est le résultat de cette gestion rigoureuse des deniers publics, empreinte majeure de la façon de faire de notre équipe municipale.

Alors, face à tous ceux qui ne voient l’avenir que par des augmentations d’impôts, taxes ou fiscalités diverses, démonstration est faite qu’une autre voie existe : celle de la gestion rigoureuse des dépenses, celle du « modèle luxovien ».

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